Michel Soubeyrand

A droite, Michel. A gauche, un de ses célèbres Dogs. A moins que ce ne soit l’inverse. A droite un dog, à gauche mon ami Michel.

Ils se confondent. C’est lui-même que Michel sculpte. Alors mon ami, tu ne vas pas la lui faire à ton Claude, le pistolet de ton dog il n’est jamais chargé ! Un os brandi, menaçant, c’est un archet de violon !

Je vais revisiter Brassens : « Le temps ne fait rien à l’affaire, quand on est gentil on est gentil, qu’on ait 20 ans, qu’on soit grand-père, quand on est gentil on est gentil ». Et le mystère de l’art est là, tu es le plus grand sculpteur français, Jeff Koons himself est beaucoup moins créatif que toi, mais que veux-tu, « avec ta gueule de métèque, de juif errant de pâtre grec », t’es un gentil qui dit, en riant, en sortant de chez un collectionneur qui voulait t’acheter une pièce : « J’ai rien vendu, j’m’en fous, on a bu des coups, je préfère avoir un nouveau pote qu’un nouveau client »…
Michel, tu es bon comme le pain ; tu en gagnes moins que ceux qui font du marketing sur ordinateur ; toi tu sculptes avec tes mains, tu respires de poussière, tu “bouffes de la résine” à cause de ce fichu masque que tu ne mets pas toujours.

Michel j’aime tes créations, ta créativité, ton cœur que tu tends à qui veut recevoir tes éclats de rire, tes éclats de dire ta générosité. Tu te souviens d’un certain soir à Paris ? On ne peut pas dire que j’étais en fonds ce soir-là, et pour remonter une galerie il en faut, mais ce jour-là, fichtre mesdames et messieurs, j’ai vu et entendu un chien parler et me dire : « Viens à l’atelier et prends ce que tu veux ». C’est fidèle un chien, c’est généreux, ça laisse pas tomber ceux qu’il aime…

Pour ce jour-là, pour ta patte d’artiste qui est aussi une solide main d’homme, merci Michel… Peace and love mon Michaël.

Claude Petitjean

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