Janklo

Janklo est un « artiste-paradoxe ». Il encense et critique en même temps.

Ses rubans disent qu’une marque, sans produit, sans paquet, est un cadeau ; elle symbolise l’excellence et peut favoriser une certaine reconnaissance sociale.

En même-temps, Janklo dénonce la société de consommation où la forme prend le pas sur le fond.

Souvent il suffit d’une belle boîte, d’un bel emballage, d’une belle marque pour que les gens achètent, cher, sans grande connaissance du contenu.

Alors, provocateur, Janklo dit : « J’emballe et vends du vide ». Les « vacuity boxes » étaient nées.

Mais le vide n’est pas vide de sens, il est l’espace avec sa matière inconnue... Et il est l’air, la vie... alors avec ses « vacuities » Janklo fait plus que dénoncer, il façonne un hommage et crée des flacons de vie.

Le charme opère. Quand on les voit on est immédiatement fasciné par « les rubans en lévitation ». Comment tiennent-ils tout seuls ? Laissons aux magiciens leurs secrets…

Et toujours la sempiternelle question : de l’art ou de la « déco » ? Warhol décore… Alors à chacun d’entre nous son libre-arbitre, sa façon de consommer et d’aimer.

On a toujours très envie de s’approcher d’un paquet, de le prendre dans ses mains, et puis de tirer le ruban avec deux doigts.

Les rubans de Janklo, eux, sont la jouissance de l’offrande intemporelle que l’on n’oublie pas.

« Mort où est ta victoire ? ». Là elle est vaincue.

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